L’oratoire du Père Baudouin

Ce lieu chargé d’histoire, situé 65 rue du Palais aux Sables d’Olonne est la propriété des Sœurs Ursulines de Chavagnes. Inquiète de l’état du bâtiment, l’Association du Patrimoine Religieux a pris contact avec la Congrégation pour que des travaux de sauvegarde soient rapidement entrepris. Des devis ont été établis et proposés aux Sœurs Ursulines (montant des travaux prévus : 8428,20 euros). Les Sœurs ont accepté la proposition et le devis a été signé. Il faudra procéder au déménagement du mobilier intérieur. Les travaux sont attendus pour 2021.

Histoire :
C’est dans cette maison que vécut clandestinement pendant la révolution le Père Louis-Marie Baudouin, fondateur de congrégations religieuses et grand missionnaire. Voici son histoire :

Louis-Marie Baudouin est né le 2 août 1765 à Montaigu, dans une famille modeste. Après des études au grand séminaire de Luçon, il est ordonné prêtre le 19 septembre 1789 à Saint Malo, car l’Evêque de Luçon est à Paris pour les Etats Généraux.

Sous la Révolution française
En 1790, le gouvernement révolutionnaire demande de prêter serment à une Constitution civile du clergé. Le P. Baudouin refuse. Il doit partir en exil en Espagne le 9 septembre 1792 avec 234 prêtres.

Exil et clandestinité
Après une longue route de 9 mois à travers l’Espagne, le P. Baudouin arrive à Tolède en mai 1793. Il y restera quatre ans. Le 17 août 1797, le P. Baudouin avec un ami, le P. Lebédesque, ancien curé du Château d’Olonne, revient en France et débarque secrètement aux Sables d’Olonne. Il vivra clandestinement, caché dans la cave d’une maison amie, située aujourd’hui au 62 rue du palais, pendant plus de deux ans. Il sort la nuit déguisé en marin pour visiter les malades. Il a du temps pour prier, méditer, réfléchir et préparer l’avenir de sa mission.

En décembre 1799, Bonaparte met fin à la guerre de Vendée et rend libre l’exercice du culte. Le P. Baudouin sort de la clandestinité et s’engage le 31 janvier 1800 dans la vie religieuse avec son ami le P. Lebédesque.

Il mènera ensuite une vie missionnaire et fondera des congrégations religieuses et le séminaire de Chavagnes.

La maison où il a vécu clandestinement abrite aujourd’hui un oratoire. La cave où il s’est caché se visite lors des journées du Patrimoine. Ces lieux sont la propriété des Sœurs Ursulines de Chavagnes qui perpétuent ainsi la mémoire de leur fondateur.